ENTRETIEN La saison 2 d’Empreintes s’achève cette semaine avec un documentaire sur la chorégraphe Carolyn Carlson. A cette occasion, Annick Cojean, grand reporter au Monde et directrice de la collection, revient sur cette œuvre audiovisuelle.
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La saison 2 d’Empreintes qui s’achève cette semaine est-elle vraiment différente de la précédente?
Non, pas fondamentalement. Nous avions entamé la saison 1 avec Simone
Veil et l’avions achevée par le portrait de Pierre Soulages ; cette
année, Empreintes a repris avec Henri Leclerc et se termine en
compagnie de Carolyn Carlson. En 2007-2008, tout comme en 2008- 2009,
la programmation a commencé avec de grandes figures françaises de
l’engagement pour finir avec des artistes talentueux. Nous avons une
nouvelle fois poussé la porte de femmes et d’hommes appartenant à des
univers différents tout en poursuivant le même objectif : multiplier
les rencontres tout en variant les approches et les styles. La
diversité est donc restée notre mot d’ordre. Tout d’abord au travers
des personnalités que nous avons suivies, mais aussi à travers
l’écriture unique de chaque réalisateur, à travers le regard qu’il
porte sur celui qu’il a filmé.
Avez-vous abordé la saison 2 avec des envies nouvelles?
Nous avons plutôt identifié ce qui avait manqué dans la saison 1. Nous
avons pallié les manques dans un domaine ou dans un autre, sans jamais
perdre de vue que nous étions en train de composer une collection
cohérente de cent vingt personnalités. Les Empreintes ne sont pas des
films épars, mais bien les parties d’un tout.
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Comment choisissez-vous les personnalités qui figurent dans la collection?
Il n’y a pas de liste pré-établie. Nous recevons des propositions de
noms, discutés lors de réunions hebdomadaires. Nous publions ensuite la
liste des personnalités qui nous intéressent. Les projets des
réalisateurs ayant obtenu l’accord de ceux qu’ils sont susceptibles de
suivre sont les seuls que nous étudions. Il faut savoir que France 5
s’engage auprès de professionnels qui ont déjà fait leurs preuves mais
est également prête à prendre des risques, comme ce fut notamment le
cas avec la jeune réalisatrice Morgane du Liège, qui a brossé le
portrait de Plantu. Bien sûr, parfois, il nous est difficile de
résister à des envies. Ce fut notamment le cas avec Dorothée Poivre
d’Arvor qui a proposé un documentaire sur son père ou avec Serge July
qui a filmé Daniel Cohn-Bendit, ex-soixante-huitard comme lui.
Quel regard portez-vous aujourd’hui sur la collection?
Empreintes bénéficie aujourd’hui d’une très bonne image. Au fil du
temps, la collection a creusé son sillon, a su s’imposer. Je pense
qu’elle laissera elle aussi son «empreinte» dans le paysage audiovisuel
français.
Comment la définiriez-vous?
Je dirais que ce n’est ni un portrait ni un témoignage. C’est un
exercice curieux. Les réalisateurs partent à la rencontre de
personnalités avec l’intention de faire émerger leur nature profonde,
leur héritage, leurs aspérités. On aime découvrir leur itinéraire, leur
jardin secret, ce que leur vie a eu comme répercussions sur leur œuvre.
Avez-vous commencé à travailler sur la saison 3?
Bien sûr ! Tous les noms ne sont pas encore arrêtés, mais nous espérons
pouvoir rencontrer Juliette Gréco, Jean-François Kahn, Alain Deloche ou
Christiane Desroches- Noblecourt.
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Propos recueillis par Isabelle Ducrocq pour France 5, Le Mag
BONUS
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# Le site officiel de la collection.
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Chaque documentaire de la collection est accessible en VOD gratuite
pendant une semaine après sa diffusion. Certains titres sont
disponibles en DVD : Aimé Césaire, Simone Veil, Philippe Starck, Robert
Badinter, soeur Emmanuelle, Claude Chabrol, Patrick Poivre d’Arvor,
Edgar Morin et Olivier de Kersauson. Quatre DVD de la série
sortiront le 22 juillet 2009 : Bernard-Henri Lévy, Boris Cyrulnik,
J.M.G. Le Clézio et Jean Nouvel.
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# Lire aussi «La maman de Simone Veil», «Claire Brétécher, B.dessineuse», «Trintignant, un héros très discret»,
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