Les organisateurs se félicitent de leur succès
SUNNY SIDE OF THE DOC Seule la mort de Michael Jackson pouvait éventuellement endeuiller le Sunny Side of the Doc 2009. Yves Jeanneau, principal organisateur de ce Marché international du documentaire, s'est réjoui du succès de cette 20e édition.
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| Satisfait du succès du Sunny Side, Yves Jeanneau proteste pourtant contre la politique menée par certaines chaînes. © Gazeau / LYR
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Il n’y avait pas que le roi de la pop pour danser
le moonwalk, devant l’écran de l’agora, vendredi. Le patron de la
manifestation, Yves Jeanneau, était aussi d’humeur fêtarde : «Avec
le festival de l’animation d’Annecy, nous sommes la seule manifestation
professionnelle internationale à accueillir cette année plus de
participants que l’an dernier…» 1812, exactement, contre 1703 en
2008 (+6,4%). Les autres chiffres énumérés s’avèrent tout aussi
excellents : 281 décideurs et acheteurs de 45 pays (+ 4% par rapport à
2008), 110 chaînes de télévision, 443 sociétés exposantes (dont 116
présentes pour la première fois) au total… A 20 ans, on est grand.
On a aussi de belles dents et on les montre. «L’an dernier, un sentiment général de morosité envahissait l’espace Encan, note encore Yves Jeanneau. Cette fois, il en ressort beaucoup d’espoir, une vraie volonté de se battre…»
Les nouveaux horizons, à la fois géographiques (Amérique latine et
Asie) et technologiques (les nouveaux médias représentés en nombre,
avec You Tube, Dailymotion, Nokia, Orange, etc.), semblent donner un
nouveau souffle au marché international.
De la rancoeur
«Une ligne claire s’est dessinée, non entre services public et
privé, mais entre ceux qui ont compris le sens des nouveaux vecteurs de
transmission, qui changent le mode de consommation des images, et les
autres. Cette division est fondamentale. Et certaines chaines sont à
côté de la plaque.» Il n’a cité TF1 et France Télévisions qu’à voix basse.
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Pour cette 20e édition, la météo était de la partie, le soleil et la lumière.
© Gazeau / LYR
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Mais en clôture du Sunny Side, Yves Jeanneau n’a pas caché sa rancœur
vis-à-vis de Patrice Duhamel, le directeur général de France
Télévisions en
charge des programmes, apparu en coup de vent mercredi matin. «Je n’ai pas eu l’occasion de lui serrer la main», regrettait le commissaire général.
«Ils n'ont toujours pas compris»
Lors d’un brunch avec les producteurs de documentaires, Patrice Duhamel s'en était pris aux syndicats, leur reprochant
de «consacrer
l'essentiel de leur temps à parler d'argent et d'organisation plutôt
que de programmes. C'est quand même paradoxal que l'audiovisuel soit le
seul secteur où les fournisseurs entendent organiser l'entreprise de
leur client» en faisant référence à la réorganisation des chaînes publiques en un groupe.
S’il l’avait croisé, Yves Jeanneau lui aurait rappelé que les invités
étrangers du Sunny Side sont plus nombreux que les Français. «Depuis des années, je demande aux responsables de France Télévisions de leur consacrer plus de temps, continue le patron du rendez-vous rochelais. Ils n’ont toujours pas compris…» Il lui aurait aussi parlé «ligne éditoriale» : «J’en
ai marre qu’on me réponde que ce n’est pas le sujet. Il faut être à
l’écoute : les châteaux forts, on sait comment ils ont terminé…» Oui il est un peu fâché.
Antoine Gazeau
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