Le nom d'Al Capone est essentiellement synonyme de richesse propre à l'ère de la Prohibition. Imaginez des Cadillacs blindés, des costumes à rayures sur mesure et un empire basé à Chicago (communément appelé l'Outfit) qui tirait ses profits de l'alcool de contrebande.
Mais combien d'argent possédait-il réellement ? Pour répondre à cette question, l'équipe de Sky HISTORY a disséqué l'opération, séparé les revenus de l'Outfit de la fortune personnelle de Capone, puis traduit les dollars des années 1920 en termes actuels.
Comment Al Capone gagnait-il de l’argent ?
Pendant la Prohibition (période allant de 1920 à 1933, durant laquelle les États‑Unis interdisaient la production, l'importation, le transport et la vente d'alcool), le Chicago Outfit (dirigé principalement par Al Capone) déplaçait l'alcool par camions entiers. Il gérait aussi des chaînes de speakeasies et de salles de jeux, et acheminait des pots-de-vin depuis les quais de chargement jusqu'aux tribunaux.
Si vous voulez en savoir plus sur Al Capone et certains des criminels les plus notoires de l'histoire, assurez-vous de regarder Original Gangsters With Sean Bean. La nouvelle série commence mardi 4 novembre à 21h sur Sky HISTORY et HISTORY Play
Le chiffre réel
Les bilans contemporains situaient le chiffre d'affaires annuel de l'Outfit près de 100 millions de dollars en 1927. C'était beaucoup à l'époque et c’est encore massif aujourd'hui. En termes actuels, cette somme se situe autour de 1,8 milliard de dollars. C’est le meilleur point de départ pour une estimation honnête de la richesse d'Al Capone.
Fait amusant : Le chiffre annuel unique le plus souvent cité (105 millions de dollars en 1927) provient du Guinness World Records. L'ouvrage britannique, publié annuellement, le présente comme le plus grand revenu annuel jamais atteint par un citoyen privé.
Alors, ce que Capone lui-même conservait-il réellement ? Le dossier est bruyant et intentionnellement incomplet par design. Il évitait les comptes bancaires officiels, achetait peu en son nom et échappait aux traces écrites. Lorsque les agents fédéraux ont finalement monté leur affaire et condamné Capone en 1931 pour évasion fiscale, ils n'ont pas produit un bilan clair. À la place, ils ont dû démontrer le revenu imposable par des moyens détournés. Ils ont rassemblé des journaux comptables liés aux activités de jeu du Outfit et une lettre désormais célèbre de son avocat fiscaliste laissant entrevoir des gains annuels à six chiffres. Sans oublier une parade de factures attestant d'une vie de luxe. Les jurés ont vu des factures pour l'organisation de fêtes de poker, des costumes sur mesure et des factures téléphoniques exorbitantes. C'était autant un audit de style de vie qu'un procès pénal.
Le chiffre officiel
En octobre 1931, Capone fut reconnu coupable d'évasion fiscale, condamné à une amende de 50 000 dollars, acquitté des frais de justice et ordonné de payer 215 000 dollars plus les intérêts sur les arriérés d'impôt. Il s’agit probablement d’une fraction de ce qu’il devait techniquement, mais cela lui valut tout de même onze ans de prison.
Qu'en est-il des frais généraux ?
Les revenus de Capone étaient énormes, mais il est important de ne pas sous-estimer les frais généraux. Partons du chiffre brut d'environ 100 millions de dollars en 1927 et souvenons-nous de ce que signifie vraiment « brut ». Une masse salariale pour des centaines d'hommes, les pots-de-vin comme coût d'affaires, les pertes dues au vol et aux saisies, les équipes juridiques, les affrontements occasionnels avec des rivaux (comme le tristement célèbre massacre de la Saint-Valentin)… tout cela était déduit du chiffre brut de 100 millions.
Obtenez votre dose de gangster
Fasciné par la vie des mafieux ? Pour une exploration fraîche, prête pour l'écran, entre faits et folklore, ne manquez pas la nouvelle série Original Gangsters avec Sean Bean sur Sky HISTORY. L'acteur anglais emblématique revisite des figures comme Al Capone, les jumeaux Kray et la Reine de Harlem pour séparer le vrai du faux. Grâce à des reconstitutions cinématographiques, des entrevues d'experts et les dernières technologies utilisées pour faire revivre ces gangsters célèbres, c’est une émission à ne pas manquer pour les passionnés d'histoire du crime.
Recevez les derniers épisodes de Original Gangsters, ainsi que des articles, des vidéos et bien plus encore directement dans votre boîte mail, et abonnez-vous à la newsletter Sky HISTORY dès aujourd'hui.